Et si voyager, c’était apprendre à se décentrer ?
J’ai vécu plus de vingt-cinq ans à l’étranger. Huit pays. Des dizaines de nationalités croisées. Des équipes multiculturelles à manager. Des clients venus du monde entier. On pourrait donc imaginer qu’avec le temps, j’ai appris à « comprendre les autres ». En réalité, j’ai surtout appris quelque chose de beaucoup plus inconfortable : ce qui me paraît évident ne l’est pas forcément pour l’autre. C’est peut-être cela, au fond, l’altérité : accepter que l’autre ne pense pas comme moi, ne réagisse pas comme moi, ne regarde pas le monde comme moi… et que ma manière de le voir n’est pas plus universelle que la sienne.Cette prise de conscience a profondément changé ma manière de voyager, de travailler et, probablement, de regarder le monde.